en Dombes
Saint Trivier sur Moignans, altitude 250 mètres, environ 2000 habitants

Origine du nom : d’après la légende, vers l’an 538, Trivier était le nom d’un moine, qui s’est chargé de ramener deux prisonniers dans leur village natal. Il restera dans le village et y mourra. Des miracles eurent lieu sur sa tombe.
La Commune est traversée par la rivière, le Moignans, qui rejoint la Saône par l’intermédiaire de la Chalaronne.
Localisation : dans le département de l’Ain, à la limite des Dombes et du Val de Saône, au centre des 3 points constitués par les 3 villes Villefranche sur Saône, Bourg en Bresse et Macon (25 km de distance), proche de Lyon (45 km).
Plus d’infos sur le site internet : http://www.mairie-sainttriviersurmoignans.fr avec notamment une intéressante partie sur l’histoire du village.

Cette maison, que l’on peut trouver entre la rue de l’église et la rue des hêtres, est remarquable par son ancienneté (XVème siècle). Sur la partie inférieure en pierres et briques, s’élève l’étage en pans de bois (formant l’ossature), remplis de briques. Vers 1860, le Dombomane (Paul de Varax) écrivait à son sujet « Saint Trivier ne possède plus qu’un seul échantillon de ces pittoresques maisons dont le premier étage, supporté par des pièces de bois, avance sur le rez-de-chaussée. Ce genre de construction était autrefois très répandu en Dombes et avait l’avantage d’abriter les passants de la pluie et du soleil. »

Près de la Maison à Colombage, on remarque un des anciens puits de quartier qui alimentaient la ville en eau. Il est couvert d’un dôme construit en brique surmonté d’un ornement à boule de pierre et complété d’une pompe à levier.
Il est désormais utilisé comme « Le puits aux livres » et a été aménagé pour recevoir des livres en libre échange.



Les remparts
Situé à l’entrée sud du village et propriété de la commune depuis 2005, cet ensemble architectural de plusieurs bâtiments d’époque diverses des XVII au XIXème siècles est édifié en carrons savoyards (briques), sur les fortifications médiévales de Saint-Trivier sur Moignans des XIV et XVème siècles. Ces bâtiments sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.
Sous l’ancien régime, Saint-Trivier-sur-Moignans était une baronnie importante regroupant cinq paroisses et douze seigneuries. Dès le XIVème siècle, vraisemblablement, la ville était défendue par un rempart fortifié. Il permettait aux seigneurs et à la population locale de se réfugier en cas de conflit. Cette enceinte en carrons savoyards était alors flanquée de quatorze tours et encerclée par un fossé en eau, alimenté par un étang voisin. Trois portes, aujourd’hui disparues, permettaient d’accéder à la ville : les portes de Lyon au sud, de Châtillon au nord et de Montmerle à l’ouest. Après le démantèlement des remparts, plusieurs constructions de la ville ont été élevées en partie avec les carrons provenant des murailles. En remontant la rue Montpensier jusqu’à la mairie puis en tournant à gauche, rue de la République, vous pourrez observer différents bâtiments construits avec de la brique dont une maison à encorbellement et un puits. Au gré des époques, des usages et des enjeux, ces remparts ont été considérablement modifiés. Ces changements s’observent aussi dans la cour de la ferme, propriété de la commune. Adossée aux remparts, la belle façade XVIIème, avec sa succession d’arcades, rappelle celle du château de Bouligneux. Au XVIIème siècle des magasins occupaient la partie basse des bâtiments et l’étage, accessible par un escalier rustique aux marches imposantes en bois, servait de grenier à grain pour la bourgade rurale. Cette utilisation publique a sauvé cette partie de remparts à la Révolution. Quant au pigeonnier, déjà mentionné en 1746, il a été bâti dans l’une des quatorze tours d’origine. Dans sa partie supérieure, il a gardé des nids et un reste d’échelle tournante.
Et avant ?
Quelques cartes postales anciennes :





